Le Calendrier Biblique est inscrit dans notre ciel astronomique et nous pouvons tous le constater ! La Loi de Dieu est permanente - mais la loi de Moïse est périmée - et le calendrier de Dieu est toujours en vigueur...
La Nouvelle Lune est un événement astronomique précis qui est parfaitement prévisible. L'événement peut arriver à des jours différents, à cause de la rotation de la terre. Par conséquent, la détermination de la Nouvelle Lune doit être déterminée à partir du moment où elle arrive à Jérusalem pour assurer l'uniformité de l'adoration religieuse à travers le monde entier, étant donnée la communication accrue.
La détermination de la Nouvelle Lune, à Jérusalem, est basée sur les Écritures, qui placent Jérusalem en tant que le trône de l'Éternel (Jérémie 3:17), le centre de la Loi et le point à partir duquel elle sera promulguée sous le Messie (Ésaïe 2:3) et d'où couleront les eaux de l'Esprit (Zacharie 8:22 ; 14:8-21). Dieu y a placé Son Nom pour toujours (2Chroniques 33:4).
Cette détermination pourrait placer l'Australie dans une position où elle est en avance sur la structure à temps plein à Jérusalem et ailleurs ; c'est néanmoins nécessaire pour la mise en application d'un calendrier mondial logique. La première règle d'ajournement pré-Hillel, qui relie la Nouvelle Lune au croissant, après six heures (et, par conséquent, la reporte, si elle arrive après 12h00), réduit au minimum l'effet de ce problème. Cependant, il n'y a aucune autorité pour cela et c'est une décision administrative.
La Position Biblique
L'exigence biblique pour les Nouvelles Lunes a été examinée dans l'étude Les Nouvelles Lunes (No. 125). La position est répétée.
La fête de la Nouvelle Lune est une des Fêtes de l'Éternel. Elle est inscrite dans Nombres 10:10.
"Nombres 10:10 Dans vos jours de joie, dans vos fêtes, et à vos nouvelles lunes, vous sonnerez des trompettes, en offrant vos holocaustes et vos sacrifices d'actions de grâces, et elles vous mettront en souvenir devant votre Dieu. Je suis l'Éternel, votre Dieu. (LSG) "
Les Sacrifices ont été accomplis en Christ. Les Fêtes ou les Sabbats eux-mêmes n'ont pas été éliminés.
Les offrandes requises ont été changées dans leur nécessité par des offrandes spirituelles, à chaque jour de la séquence des Jours Saints, à partir des Sabbats aux Nouvelles Lunes et aux Fêtes. Sous la Loi, les sacrifices étaient pourvus au moyen d'un impôt spécial qui était sous la responsabilité de l'autorité nationale. L'impôt du Prince est examiné dans l'étude Le Prélèvement de la Dîme (No. 161).
Ézéchiel 45:14-17 14 Ce que vous devrez pour l'huile, pour un bath d'huile, sera la dixième partie d'un bath sur un cor, qui est égal à un homer de dix baths, car dix baths font un homer. 15 Une brebis sur un troupeau de deux cents dans les gras pâturages d'Israël sera donnée pour l'offrande, l'holocauste et le sacrifice d'actions de grâces, afin de servir de victime expiatoire, dit le Seigneur, l'Éternel. 16 Tout le peuple du pays devra prélever cette offrande pour le prince d'Israël. 17 Le prince sera chargé des holocaustes, des offrandes et des libations, aux fêtes, aux nouvelles lunes, aux sabbats, à toutes les solennités de la maison d'Israël; il offrira le sacrifice expiatoire, l'offrande, l'holocauste, et le sacrifice d'actions de grâces, en expiation pour la maison d'Israël. (LSG)
Cette offrande était une dîme d'une dîme d'huile, et une demi-dîme de la dîme pour les offrandes de viandes. Elle était collectée par le Prince pour les sacrifices des Sabbats, des Nouvelles Lunes et des Jours Saints et des offrandes. Il est donc incorrect de prétendre que la dîme a été éliminée avec les sacrifices, parce qu'ils étaient visiblement pourvus séparément. Ce texte concerne aussi les premier-fruits, d'Ézéchiel 44:29-30. Les ordres sont faits pour la restauration d'Israël dans son territoire. Le Messie établira donc le système qu'on allègue qu'il a supprimé par sa crucifixion – et l'Écriture ne peut pas être anéantie. Ce sera fait pour la guérison mentale des nations, mais cette question sera examinée séparément.
La Fête de la Nouvelle Lune était traitée comme un Shabbatown ou un Saint Sabbat. Des sacrifices étaient offerts en tant que mémorial, comme nous le voyons ci-dessus.
Nombres 28:11-15 11 Au commencement de vos mois, vous offrirez en holocauste à l'Éternel deux jeunes taureaux, un bélier, et sept agneaux d'un an sans défaut; 12 et, comme offrande pour chaque taureau, trois dixièmes de fleur de farine pétrie à l'huile; comme offrande pour le bélier, deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l'huile; 13 comme offrande pour chaque agneau, un dixième de fleur de farine pétrie à l'huile. C'est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel. 14 Les libations seront d'un demi-hin de vin pour un taureau, d'un tiers de hin pour un bélier, et d'un quart de hin pour un agneau. C'est l'holocauste du commencement du mois, pour chaque mois, pour tous les mois de l'année. 15 On offrira à l'Éternel un bouc, en sacrifice d'expiation, outre l'holocauste perpétuel et la libation. (LSG)
Nous voyons à partir de ce texte que les Nouvelles Lunes devaient être célébrées à chaque mois de l'année. Les mêmes exigences s'appliquent aux Nouvelles Lunes, comme elles le font aux autres Fêtes et aux Sabbats.
1Chroniques 23:31 et à offrir continuellement devant l'Éternel tous les holocaustes à l'Éternel, aux sabbats, aux nouvelles lunes et aux fêtes, selon le nombre et les usages prescrits. (LSG)
Nous voyons que les Nouvelles Lunes, en fait, sont intermédiaires, entre les Sabbats et les Fêtes. Comme pour les Fêtes et les Sabbats, la connexion entre les sacrifices et les Nouvelles Lunes a été accomplie dans le Messie. Cependant, l'observance des nouvelles lunes elles-mêmes n'a pas été éliminée.
Cette observance ne doit pas être interprétée comme l'adoration de la lune, qui est expressément interdite.
Deutéronome 4:19 Veille sur ton âme, de peur que, levant tes yeux vers le ciel, et voyant le soleil, la lune et les étoiles, toute l'armée des cieux, tu ne sois entraîné à te prosterner en leur présence et à leur rendre un culte: ce sont des choses que l'Éternel, ton Dieu, a données en partage à tous les peuples, sous le ciel tout entier. (LSG)
Deutéronome 17:3 allant après d'autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux, après le soleil, la lune, ou toute l'armée des cieux. Ce n'est point là ce que j'ai commandé. (LSG)
L'observance des Sabbats, des Nouvelles Lunes et des Fêtes établies, est donnée pour marquer le Plan de Dieu et le flot des cycles de la création. Le calendrier solaire n'exécute pas cette fonction.
A partir de la restauration de la Pâque d'Ézéchias, après la Fête des Pains sans Levain, Ézéchias a restauré les Nouvelles Lunes aussi bien que les Fêtes. Aucune restauration ne sera complète, jusqu'à ce que les Nouvelles Lunes soient correctement restaurées à leur place légitime dans le système (voir aussi Prove All Things, Church of God, In Truth, Vol.2, Issue 1, p. 6).
2Chroniques 31:3 Le roi donna une portion de ses biens pour les holocaustes, pour les holocaustes du matin et du soir, et pour les holocaustes des sabbats, des nouvelles lunes et des fêtes, comme il est écrit dans la loi de l'Éternel. (LSG)
Esdras 3:5 note aussi que les Nouvelles Lunes ont été restaurées sous Esdras. Les deux restaurations principales ont donc impliqué la restauration des Nouvelles Lunes.
Esdras 3:5 Après cela, ils offrirent l'holocauste perpétuel, les holocaustes des nouvelles lunes et de toutes les solennités consacrées à l'Éternel, et ceux de quiconque faisait des offrandes volontaires à l'Éternel. (LSG)
La Nouvelle Lune est le commencement soit le Premier jour du mois (Nombres 10:10 ; 28:11). Aucun système, qui se base sur la mutation du début du mois, n'est valable. Le calendrier Hillel est invalide à cause de ce fait. Le vrai Calendrier du Temple était basé sur la conjonction de la Nouvelle Lune et nous savons cela à partir du texte dans Philo.
"C'est la Nouvelle Lune, ou le début du mois lunaire, à savoir la période entre une conjonction et la suivante, dont la longueur a été exactement calculée dans les écoles d'astronomie." (Judaeus, Philon, The Special Laws, II, XXVI, 140, Treatise by F.H. Colson, Harvard University Press : Cambridge, MA, 1937.)
Le calendrier lunaire est la marque du Peuple Saint. Dans sa notation à Exode 12:2, le Mekilta déclare que “les nations calculent d'après le soleil, mais Israël d'après la lune.”
'Les fêtes de la PÂQUE et des TENTES n'étaient pas simplement fixées par le calcul lunaire général, mais sur la base de l'apparition de la nouvelle lune du mois durant lequel elles arrivaient, la PENTECÔTE dépendant de la Pâque à cet égard... Quoique ce soit impossible de documenter cela entièrement, il semble probable que le sabbat faisait aussi partie, à l'origine, de ce cycle naturel de temps, relié aux phases de la lune et qu'après sa séparation, la Fête de la Nouvelle Lune a continué comme une observance séparée' (The Interpreter’s Dictionary of the Bible, Vol. 3, article New Moon, p. 544).
La conjecture quant au Sabbat et à la Nouvelle Lune est peut-être basée sur le système d'observance que nous voyons dans l'étude Les Textes des Œuvres de la Loi- ou MMT (No. 104), que Strugnell et Qimron ont traduit à partir des Manuscrits de la Mer Morte (voir Bib. Arch. Review, novembre-décembre 1994). Tous les rites historiques Juifs pour l'annonce de la Nouvelle Lune, à partir du Sabbat précédent, contiennent une prière de contenu eschatologique. Les raisons pour l'observance étaient la création de la lune par Dieu, comme un "signe" de l'alliance incassable avec Israël, dont elle décrétait les "temps" du cultus (Psaume 104:19 ; Ecclus. 43:6-8) (Int. Dict., ibid., voir aussi Ber. R. 13d). Le Calendrier est donc une partie inséparable de l'alliance avec Israël.
La Nouvelle Lune a été notée comme étant significative pour l'octroi de visions et de la prophétie, peut-être de 2Rois 4:23, mais certainement d'Ézéchiel 26:1 ; 29:17 ; 31:1 ; 32:1 ; (cf. Ésaïe 47:13 ; Aggée 1:1). Cela réfutait directement les astrologues et les astronomes du système Babylonien, comme nous le voyons d'Ésaïe 47:13.
Ésaïe 47:13 Tu t'es fatiguée à force de consulter: Qu'ils se lèvent donc et qu'ils te sauvent, ceux qui connaissent le ciel, qui observent les astres, qui annoncent, d'après les nouvelles lunes, ce qui doit t'arriver! (LSG)
Les pronostics mensuels étaient faits sur les phases de la lune, pervertissant ainsi le système.
Les Sabbats et les Nouvelles Lunes ordonnent de se reposer du travail, comme nous le voyons d'Amos 8:5. C'était un jour de réjouissance. Mais la joie qui devait accompagner les Jours Saints a été enlevée, d'Osée 2:11.
Osée 2:11 Je ferai cesser toute sa joie, ses fêtes, ses nouvelles lunes, ses sabbats et toutes ses solennités. (LSG)
C'est à cause de l'infidélité et de l'idolâtrie. Dieu détruit Son peuple, parce qu'ils n'observent pas Ses Lois. Le résultat final est qu'Il détruit la richesse de la nation.
Osée 2:12 Je ravagerai ses vignes et ses figuiers, dont elle disait: C'est le salaire que m'ont donné mes amants! Je les réduirai en une forêt, et les bêtes des champs les dévoreront. (LSG)
Le jeûne et le deuil étaient suspendus aux Nouvelles Lunes. Nous savons que c'est arrivé partout en Israël jusqu'au Messie, de l'Apocryphe (Jth. 8:6). Les cérémonies étaient proclamées au son des trompettes (Nombres 10:10 ; Psaume 81:3).
Psaume 81:3 Sonnez de la trompette à la nouvelle lune, A la pleine lune, au jour de notre fête! (LSG)
La Nouvelle Lune des mois significatifs est observée de façon particulière, d'après les textes.
1Samuel 20:6 Si ton père remarque mon absence, tu diras: David m'a prié de lui laisser faire une course à Bethléhem, sa ville, parce qu'il y a pour toute la famille un sacrifice annuel. (LSG)
La Nouvelle Lune de Nisan était significative et aussi La Nouvelle Lune de Tishri était elle-même la Fête des Trompettes (voir aussi l'étude La Fête des Trompettes (No. 136)).
Ézéchiel 45:18-20 18 Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Le premier jour du premier mois, tu prendras un jeune taureau sans défaut, et tu feras l'expiation du sanctuaire. 19 Le sacrificateur prendra du sang de la victime expiatoire, et il en mettra sur les poteaux de la maison, sur les quatre angles de l'encadrement de l'autel, et sur les poteaux de la porte du parvis intérieur. 20 Tu feras de même le septième jour du mois, pour ceux qui pèchent involontairement ou par imprudence; vous purifierez ainsi la maison. (LSG)
La purification du sanctuaire (du Temple) commençait à la Nouvelle Lune du Premier Mois (Nisan), le commencement de l'Année Sacrée (cf. La Sanctification du Temple de Dieu (No. 241)). Ceci purifiait la cour intérieure. Ceci devait représenter les élus en tant que la roue intérieure de la vision d'Ézéchiel. La purification des simples et des gens dans l'erreur, était effectuée à partir du Septième jour du Premier Mois ou Nisan. Le sacerdoce s'était préparé et avait préparé la nation.
La Nouvelle Lune du Septième Mois était importante aussi.
Lévitique 23:24 Parle aux enfants d'Israël, et dis: Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation. (LSG)
Néhémie 8:2 Et le sacrificateur Esdras apporta la loi devant l'assemblée, composée d'hommes et de femmes et de tous ceux qui étaient capables de l'entendre. C'était le premier jour du septième mois. (LSG)
La Nouvelle Lune du Septième Mois commence donc la restauration par la Lecture de la Loi, qui se fait à tous les sept ans du cycle du Jubilé, durant les jours de la Fête des Tentes ou des Tabernacles (voir l'étude La Lecture de la Loi avec Esdras et Néhémie (No. 250)).
Deutéronome 31:10-12 10 Moïse leur donna cet ordre: Tous les sept ans, à l'époque de l'année du relâche, à la fête des tabernacles, 11 quand tout Israël viendra se présenter devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira, tu liras cette loi devant tout Israël, en leur présence. 12 Tu rassembleras le peuple, les hommes, les femmes, les enfants, et l'étranger qui sera dans tes portes, afin qu'ils t'entendent, et afin qu'ils apprennent à craindre l'Éternel, votre Dieu, à observer et à mettre en pratique toutes les paroles de cette loi. (LSG)
Néhémie 8:18 On lut dans le livre de la loi de Dieu chaque jour, depuis le premier jour jusqu'au dernier. On célébra la fête pendant sept jours, et il y eut une assemblée solennelle le huitième jour, comme cela est ordonné. (LSG)
Le symbolisme ici est que la septième année ou l'année du Sabbat représente le cycle Millénaire de mille ans, qui commence avec le retour du Messie, qui publie la Loi à partir de Jérusalem. La Loi se répand alors à travers le monde entier, suite à la subjugation des nations. La lecture à la Fête des Trompettes, dans la restauration de Néhémie, représentait la restauration du Messie, à partir des Trompettes (voir aussi l'étude Les Grandes Lignes de la Chronologie de L’Âge (No. 272)).
(section recitée à partir de W. E. Cox Les Nouvelles Lunes (No. 125), Christian Churches of God, 1995, 1999)
En traitant des Fêtes sous les Commandements, nous lisons ce que Philon a à dire dans Les Lois Spéciales Laws au sujet du Quatrième Commandement, entre autres :
LES LOIS SPECIALES, II *
{**Titre de Yonge, Un Traité sur les Lois Spéciales, Qui Sont Soumises à Trois Articles du Décalogue, à savoir les Troisième, Quatrième et Cinquième ; Au sujet de l'Assermentation, et la Révérence Due à Leur disposition ; A propos du Saint Sabbat ; A propos de l'Honneur à accorder aux Parents.}
….
Traduction de Yonge comprend un titre traité séparément sur ce point : Sur le Nombre Sept. Sa division suivante
commence et se termine avec le chiffre Romain I (= X dans Loeb). Le texte suit la numérotation de Loeb.
X. (39) Le commandement suivant est celui concernant le septième jour sacré, dans lequel est compris un nombre infini de la plupart des festivals importants. Par exemple, il est la libération de
ces hommes qui, par nature, étaient libres, mais qui, par une nécessité imprévue de l'époque, sont devenus esclaves, dans lequel la libération a lieu tous les sept ans. Là encore, c’est
l'humanité de leurs créanciers envers les débiteurs, vu qu’ils pardonnent à leurs compatriotes de leurs dettes tous les sept ans. Aussi, il y a le repos donné à la terre fertile, que ce soit dans
la campagne ou dans le pays montagneux, qui a également lieu tous les sept ans. En outre, il y a celles des ordonnances, qui sont établis à la cinquantième année. Et de toutes ces choses, la
narration dénudée (sans regarder d'autre signification intérieure et figurative) est suffisante pour entraîner ceux qui sont bien disposés à la vertu parfaite, et de faire même ceux qui sont
obstinés et têtus dans leurs dispositions plus dociles et traitables. (40) Maintenant, nous avons déjà parlé assez longuement de la vertu du nombre sept, expliquant ce qu'est une nature qu'il a
en référence au nombre de dix, et aussi ce qu'il a une connexion à la Décennie elle-même, et aussi pour le nombre quatre , qui est le fondement et la source de la décennie. Et maintenant, après
avoir été aggravée dans un ordre régulier de l'unité, c'est dans un ordre régulier produit le nombre parfait vingt-huit ; étant multiplié selon une proportion égale régulière dans toutes ses
parties, il rend enfin à la fois un cube et un carré. J'ai également montré comment il y a un nombre infini de beautés qui peuvent être extraites d'une contemplation attentive de celui-ci, sur
laquelle nous n'avons pas à l'heure actuelle à se dilater. Mais nous devons examiner chacune des questions particulières qui sont devant nous comme étant comprise en celui-ci, en commençant par
le premier. La première question à examiner est celle des Festivals. [Traduction de Yonge qui inclut un titre traité séparément sur ce point : Pour Montrer que les Festivals sont au Nombre de
Dix. Ce "traité" commence avec le chiffre Romains I (XI dans Loeb), énumère chacun des dix festivals individuellement, et s'étend à travers Loeb numéro 214. Le texte suit la numérotation
Loeb.]
XI. (41) Maintenant, il y a dix festivals en nombre, comme la loi les y dépose.
Le premier est celui dont quiconque sera peut-être surpris d'entendre appeler un festival. Ce festival est chaque jour.
Le deuxième festival est le septième jour, que les Hébreux dans leur langue maternelle appellent le sabbat.
Le troisième est celui qui vient après la conjonction, qui arrive le jour de la nouvelle lune de chaque mois.
Le quatrième est celui de la Pâque, qui est appelé la Pâque.
Le cinquième est les premiers-fruits de l’orge -- la gerbe sacrée. [Notez que la Gerbe Agitée est l'un des Dix festivals de la période du Temple]
Le sixième est la fête des pains sans levain, après cette fête est célébrée, ce qui est vraiment
Le septième jour des septièmes jours.
Le huitième est la fête de la lune sacrée, ou la fête des trompettes.
La neuvième est le jeûne.
Le dixième est la fête des Tentes ou Tabernacles, qui est le dernier de tous les festivals annuels, se terminant de manière à rendre le nombre parfait de dix. Nous devons maintenant commencer
avec le premier festival.
{Notez que Philo combine ici, le Dernier Grand Jour avec la Fête des Tentes donnant Dix au lieu de Onze]
Nous remarquons ici que, dans l'introduction, en traitant de la Troisième Fête, à savoir la Nouvelle Lune, Philon utilise le terme qui a été traduit après la conjonction et quelques autres l’ont traduit comme suivant dans le sens de “selon” ou “tel que déterminé par” la conjonction. Toutefois, il précise cette question en disant lequel se passe le jour de la Nouvelle Lune de chaque mois. Le texte est donc tout à fait clair que la Nouvelle Lune est le jour où la conjonction se produit. Dans les explications plus tard, Philon continue ensuite de dire que le mois est d'une conjonction à l'autre telle que déterminée dans les écoles d'astronomie, comme cela a été cité ci-dessus.
Il ne peut donc y avoir aucune erreur. La Nouvelle Lune est le jour de la conjonction telle que déterminée par les écoles à partir de Jérusalem. Ajourner la Nouvelle Lune tel que cela est fait par le Judaïsme est d’ajourner tous les festivals et les rendre sans valeur. C’est tout simplement rejeter Dieu et Ses Lois. De la Nouvelle Lune dépendent toutes les fêtes subséquentes.
La traduction de Yonge manquait une partie de 140 et des textes de 142-144 (qui est fournie ici) et explique le calendrier et la théologie derrière la Nouvelle Lune et pourquoi il fonctionne selon la conjonction et le jour de la Nouvelle Lune est le jour de la conjonction.
LE TROISIÈME FESTIVAL
XXVI. (140) En suivant l'ordre que nous avons adoptée, nous procéderons à parler du troisième festival, celui de la nouvelle lune. Tout d'abord, parce que c'est le début du mois, et le commencement, que ce soit en nombre ou en temps, est honorable. Deuxièmement, parce qu'à ce moment, il n'y a rien dans l'ensemble du ciel dépourvu de lumière. (141) En troisième lieu, parce qu'à cette période, le corps plus puissant et plus important donne une partie de l'assistance nécessaire au corps moins important et plus faible ; car, au moment de la nouvelle lune, le soleil commence à éclairer la lune avec une lumière qui est visible par les sens, et puis elle affiche sa propre beauté à ceux qui regardaient. Et c'est, tel qu’il semble , une leçon évidente de la bonté et de l'humanité des hommes, de leur apprendre qu'ils ne doivent jamais avoir rancune pour donner leurs propres bonnes choses aux autres, mais, en imitant les corps célestes, doivent conduire l'envie au loin et le bannir de l'Âme. {17} { sections 142-144 ont été omises dans la traduction de Yonge, car l'édition à laquelle Yonge a basé sa traduction, Mangey, a omis ce matériel. Ces lignes ont été récemment traduites pour le présent volume.} (142) La quatrième raison est celle de tous les corps dans le ciel, la lune parcourt le zodiaque dans le moins de temps fixé : elle accomplit son orbite dans un intervalle mensuel. Pour cette raison, la loi a rendu hommage à la fin de son orbite, le moment où la lune a fini au point de départ à partir duquel elle a commencé à voyager, en ayant appelé ce jour une fête pour qu'elle puisse encore nous enseigner d’excellentes leçons que, dans les affaires de la vie, nous devrions rendre les fins en harmonie avec les débuts. Cela se produira si nous tenons les rênes sur nos premiers instincts avec le pouvoir de la raison et ne leur permettons pas de refuser les rênes et de courir librement comme des animaux sans personne en charge du troupeau.
http://www.earlyjewishwritings.com/text/philo/book28.html
Notez, comme nous l’avons dit ci-dessus, Yonge ne dispose pas du texte intégral de 140 comme Colson le fait et n'a pas 142-144, qui semblent avoir été perdus ou supprimés pour masquer la nature exacte des Nouvelles Lunes. Toutefois, la section précédente ci-dessus laisse place à aucun doute quant au moment où elle était et comment elle était déterminée.
Par conséquent, il n'y a aucune autorité pour déterminer un système comme celui formulé par, et à partir de, l'ère du Rabbin Hillel II (vers 358) jusqu'au onzième siècle. La base du calcul de la Molad de Tishri est établie, pour qu'il y ait une série d'ajournements dans l'année Juive. Ces ajournements assurent que les Sabbats et les Jours Saints n'ont pas à être observés en séquence, sauf dans les cas où il n'y a pas de choix. C'est parce que les Pharisiens et leurs successeurs, les Rabbins, ont rendu les Sabbats de Dieu si pénibles que les systèmes des Jours Saints sont devenus un fardeau. Plus important encore, les Nouvelles Lunes elles-mêmes témoignent contre la validité du système. Malgré la preuve claire des cieux et les Lois, telles qu'établies depuis la création, il est maintenant argumenté que le calendrier Hillel a l'autorité et que les Nouvelles Lunes ne peuvent pas être observées, parce que la Molad de Tishri détermine le temps des mois, qui ne coïncident plus entièrement avec les Nouvelles Lunes. Cette sorte de raisonnement circulaire est populaire auprès des Juifs et des ministres des Églises qui observent les Fêtes, mais pas les Nouvelles Lunes.
L'autorité pour déterminer le calendrier a été abdiquée aux autorités rabbiniques, qui fonctionnent à l'intérieur d'un système de calcul qui a été établi longtemps après Christ et les Apôtres. En effet, l'Église a fait face en même temps à deux attaques Sataniques sur ses doctrines. À partir du Concile d'Elvira (vers 300), une attaque a commencé sur les Sabbats. Au Concile de Nicée (vers 325), la doctrine de la Divinité a été contestée et les Pâques païennes (Easter) ont été harmonisées parmi ces sectes. Les autorités rabbiniques ont cessé d'exercer l'autorité à partir de Jérusalem (plus tard à partir de Jamnia). Avec l'aide des rabbins Babyloniens, le Rabbin Hillel II a développé le calendrier Hillel et le calcul de la Molad de Tishri.
En 366 EC, au Concile de Laodicée, le Sabbat a été anathématisé. En 381 EC, au Concile de Constantinople, la Trinité a été discutée et, au Concile de Chalcedon en 451, elle a été formulée. Le calendrier Hillel peut donc être vu pour ce qu'il était et qu'il est. Il faisait partie d'une attaque soutenue sur les doctrines et l'observance religieuse de l'Église et des gens de Dieu, par un système apostat. Juda n'a pas observé les Jours Saints de Dieu correctement depuis 358 EC, au moins. Les Églises de Dieu, qui suivent le calendrier Juif Hillel, n'observent pas non plus les Jours Saints correctement.
La prétention, comme celle que la Fête des Tentes serait prolongée à neuf jours, si un Sabbat suit le Dernier Grand Jour, est une supposition que le Sabbat a une signification autre que comme Sabbat hebdomadaire, quand il suit un festival. Si les ajournements devaient entrer en vigueur ou si de telles exceptions devaient être faites, la Loi les aurait alors mentionnés. Ils ne sont pas mentionnés du tout dans la Bible, pas plus qu'il n'y a la moindre soupçon de preuve qu'ils aient été, à un moment donné, utilisés ou déterminés ou même pensés avant 344 EC. Certains considèrent l'année 344 comme étant celle où le nouveau calendrier a été présenté dans certaines localités (Ency. Judaïca, art. Hillel (II ; 330-365 EC)). En dépit du fait que les Samaritains (et les Sadducéens qui étaient déjà disparus, à ce moment-là) avaient calculé la conjonction pendant des siècles, les Juifs ont plus tard prétendu qu'il n'y avait aucun système établi. Au temps de la Mishnah (vers. 200 EC), il n'y avait prétendument aucun système de calcul en vigueur, car la législation entière du Mishnah repose sur la présupposition que, étant précédemment sans système de calcul, chaque Nouvelle Lune commençait quand la Nouvelle Lune devenait visible (Schurer, ibid., Vol. 1, p. 591). Cela était fait selon la preuve de témoins fiables devant la cour à Jérusalem et, ensuite, à Jamnia plus tard (Schurer, ibid.).
La durée de chaque mois individuel n'était pas fixée. C'est confirmé par les deux pièces de législation du Mishnah (telles que citées par Schurer) :
(1) mErub. 3:7; 'si, avant le Nouvel An, un homme craignait que [le mois Elul] puisse être intercalé…' [c'est clair de mSheb. 10:2 que la règle postérieure selon laquelle Elul doit toujours avoir 29 jours, n'existait pas à ce moment-là (rem. 11)] (2) mArak. 2:2, 'Dans une année, il n'y a jamais moins de quatre mois 'complets' [de trente jours], et pas plus de huit mois n'exigent non plus d'être considérés'.
Schurer dit que :
Le premier passage révèle qu'en aucun cas, il était déterminé d'avance si un mois avait 29 ou 30 jours. Le deuxième passage montre à quel point le calendrier était incertain sous ce système empirique : même à l'époque du Mishnah (deuxième siècle de notre ère), on considérait possible qu'il puisse y avoir des années durant lesquelles il y avait seulement quatre mois de trente jours et de nouveau d'autres durant lesquelles il y en avait huit (c'est-à-dire que l'année lunaire pouvait s'étendre de 352 à 356 jours, alors qu'en fait, elle dure de 354 à 355 jours) (voir rem. 12 p. 592, ibid.).
(2) Le système d'intercalations n'était toujours pas établi au deuxième siècle de notre ère. Il est vrai que Julius Africanus dit que les Juifs, comme les Grecs, intercalaient trois mois à tous les huit ans; [Julius Africanus dans Euseb. Demonstr. evang. viii 2, 54 = Syncellus, éd. Dindorf 1, p. 611 = M. J. Routh Religiquiae Sacrae II, p. 302 ...] et il n'y a aucune raison de douter de cette déclaration concernant son propre temps (la première moitié du troisième siècle de notre ère), bien que ce soit inexact en ce qui concerne les Grecs, dont la majorité avait depuis longtemps adopté le cycle plus précis de dix-neuf ans. C'est aussi généralement valable pour le temps de Jésus, parce que, même avec la méthode purement empirique, les trois intercalations au cours des huit ans sont un résultat qui apparaît de lui-même. Néanmoins, la connaissance de ce cycle de huit ans dans la section astronomique du Livre d'Enoch et du Livre des Jubilés est toujours extrêmement vague; et il n'était pas encore adapté à un système intercalaire fixe (ibid.).
Ce texte montre que l'année pouvait être, et était, de 352-356 jours dans certaines années, tandis que les ajournements appliquent la règle de 354-355 jours. C'est une règle imposée, sans fondement.
Schurer montre la folie de construire un calendrier basé sur l'un ou l'autre de ces systèmes dans le Livre d'Enoch ou le Livre des Jubilés (ibid., pp. 592-593).
La note 12 en bas de la page 592 dit :
Dans le contexte du passage cité (m Arak. 2:2), on donne des limites minimales et maximales possibles en ce qui concerne les choses les plus diverses. L'oscillation mentionnée ci-dessus dans la longueur de l'année était donc observée, en réalité, et, au temps de la Mishnah, elle était toujours considérée comme possible. En fait, la déclaration a semblé tellement remarquable aux autorités du Talmud Babylonien que des tentatives ont été faites pour lui donner une nouvelle interprétation, voir bArak 8b-9a ; Zuckerman Materialen, pp. 64 et suiv., (ibid.).
Ignorant l'évidence des Samaritains, Schurer soutient que le calendrier était mis en œuvre par l'observation empirique au temps de la Mishnah, sans aucun calcul d'avance, tel que les deux règles suivantes de la Mishnah prétendent l'indiquer.
(1) mMeg. 1:4, 'Si le Megillah (le Manuscrit d'Esther) a été lu dans le Premier Adar et l'année est intercalée, il doit être lu de nouveau dans le Second Adar';
(2) mEduy. 7:7, '[R. Joshua et R. Papias] ont témoigné que l'on peut déclarer l'année une année bissextile à tout moment pendant Adar; car précédemment, cela pouvait être fait seulement jusqu'à Purim. Ils ont témoigné que l'année peut être déclarée une année bissextile conditionnellement. Une fois, quand Rabban Gamaliel était parti en voyage pour obtenir l'autorité du gouverneur de la Syrie et il avait été absent longtemps, l'année a été déclarée une année bissextile à condition que Rabban Gamaliel l'approuve. Quand il est retourné, il a dit, "j'approuve"; et ainsi ce fût une année bissextile'.
La règle visant la lecture d'Esther n'indique pas l'observation. C'était plutôt la règle en vigueur qu'Esther devait être lue dans le mois intercalé aussi. Elle ne fait aucune référence à quelque incertitude que ce soit quant à l'intercalation.
Schurer est certain qu'il n'y avait absolument aucun calcul d'avance (Schurer, ibid., p. 593).
La deuxième référence ci-dessus essaye d'insinuer que la déclaration d'intercalation pouvait initialement seulement arriver avant Purim, mais cette règle elle-même est, au plus tôt, post-Babylonienne. L'intercalation était déclarée au moins huit mois d'avance avec les Samaritains. Les Sadducéens n'avaient pas une connaissance et un système moindres. Il est plus probable que le système rabbinique n'avait aucune méthode précise qui aurait été acceptée par la populace du fait qu'il allait à l'encontre des textes bibliques. C'était après la destruction du Temple, en tous cas.
La règle selon laquelle il était décidé s'il fallait intercaler ou pas est très simple.
La fête de la Pâque, qui doit être célébrée à la pleine lune du mois de Nisan (14 Nisan), doit toujours tomber après l'équinoxe vernal [meta isemerian earinen]... Anatolius, dans un fragment très important pour l'histoire du calendrier Juif préservé dans Eusebius HE vii 32, 16-19, la caractérise comme la vue unanime de toutes les autorités Juives... Les déclarations de Philon et de Josephus s'accordent aussi avec cela. Par conséquent, si on remarquait vers la fin de l'année que la Pâque allait tomber avant l'équinoxe vernal, l'intercalation d'un mois avant Nisan était décrétée (Schurer, ibid., p. 593).
Schurer insère “(14 Nisan)” ici dans le texte, basé sur le fragment important d'Anatolius, qu'il dit montrer que 14 Nisan doit tomber après l'équinoxe (voir Ante-Nicene Fathers, Vol. VI, pp. 147ff.). Cette question est examinée dans l'étude Les Disputes Quartodécimènes (No. 277). Il a été accepté au vingtième siècle que 14 Nisan pouvait tomber à l'équinoxe, mais cela ne peut pas être le cas, comme nous le verrons. Pour Anatolius, la question réelle semble être que le sacrifice à la fin du quatorzième jour doit voir la pleine lune. Il parle donc de l'équinoxe vernal, précédant le sacrifice de 15h00, à la fin du 14 Nisan, et commençant la nuit du quinze du Premier Mois. Cette question a une grande signification pour le début de l'année. Anatolius fait aussi une erreur significative dans ce texte impliquant le début et la fin des Pains sans Levain, qui est contredite par la source de la Bible et les pratiques des Samaritains et d'autres (voir Les Disputes Quartodécimènes (No. 277)). D'une lecture soignée d'Anatolius, la règle est que le moment de l'équinoxe doit précéder le sacrifice de 15h00, l'après-midi du 14 Nisan. S'il ne le fait pas, l'année doit être intercalée. C'est et c'était calculé des mois et des années d'avance.
Josephus dit aussi que c'était pendant que le soleil était dans le signe du Bélier. Cela rend le système plus précis, mais ce fait est omis. Il est important que Schurer note que les Grecs et les Babyloniens (les Égyptiens n'étaient pas impliqués ici, ayant une année solaire) avaient, pendant des siècles, possédé un calendrier fixe, basé sur le calcul précis. Les Babyloniens avaient un tel calendrier sous les Perses et les Samaritains et les Sadducéens déterminaient le calendrier longtemps à l'avance, selon la conjonction. Il est impossible que les Juifs n'aient pas été au courant de ce système. L'appel de Schurer à l'obstination du culte, en dépit des autres connaissances, est une déclaration qui veut tout dire, quoique différente de son intention originale.
C'est seulement l'association du calendrier avec le culte religieux et l'opposition têtue du culte à toutes les réformes scientifiques, qui rend l'état des choses compréhensible. Mais, à la fin, la compréhension scientifique a fait son impact ici aussi et l'a fait à partir de Babylone. Les Babyloniens, Mar Samuel en Nehardea et le Rabbin Adda bar Ahaba en Sura, tous deux du troisième siècle de notre ère, sont reconnus comme étant les rabbins qui ont fait une contribution particulièrement importante au système du calendrier. Ce dernier était bien au courant du cycle de dix-neuf ans dans sa forme améliorée, donnée par Hipparchus. L'introduction en Palestine d'un calendrier basé sur celui-ci doit être attribuée au patriarche Hillel dans la première moitié du quatrième siècle de notre ère (Schurer, p. 594).
Pourquoi ont-ils résisté à la connaissance du système entier qui les entourait, qu'ils avaient et qui avait été en utilisation pendant la période de Temple ? Il y a une autre réponse à ce problème, que Schurer hésite à fournir et qui est évidente. Le système empirique permettait aux rabbins de changer les déclarations pour convenir aux limitations encombrantes imposées à la Foi par les traditions, quant à l'observance du Sabbat, des Nouvelles Lunes et des Fêtes. Le cycle de dix-neuf ans était connu depuis des siècles et il était ancien dans l'Est. Par exemple, leur capacité de produire des cartes reposait sur une connaissance astronomique supérieure à celle de l'Europe dans la Réforme. Nous avons les preuves archéologiques qui indiquent que les rebelles de Bar Kochba ont visité l'Amérique (voir C. Gordon, Before Columbus, London, 1971). Cependant, ce n'est seulement que lorsque le système de calcul qui permettrait aux ajournements d'être connus d'avance, a été suffisamment perfectionné, que le système rabbinique postérieur a accepté les méthodes de calcul d'avance. Le système en Palestine n'était pas un manque de connaissance des calculs. Ils possédaient une telle connaissance et ils ont mis en œuvre le système, en Palestine, pendant la période entière du Temple. C'est plutôt l'absence d'un système précis qui permettrait l'observance des Fêtes dans le système encombrant des traditions qui avaient été imposées. Ce n'est pas arrivé avant le quatrième siècle EC. Sans les traditions, qui sont elles-mêmes invalides, le système de calcul aurait pu rester en opération, comme il l'avait fait plusieurs siècles plus tôt. Ces traditions étaient celles pour lesquelles Christ avait condamné les Pharisiens.
Le système correct du calcul du mois, basé sur la Nouvelle Lune, est donc parfaitement prévisible. À partir de la pleine noirceur de la Nouvelle Lune, il peut y avoir un plus grand nombre de mois de trente jours dans un an (voir ci-dessus). La Pâque doit toujours tomber après l'équinoxe vernal. La Nouvelle Lune peut être jusqu'à quatorze jours avant l'équinoxe.
Le processus de la Nouvelle Lune est aussi étroitement lié avec le système des Marées du Printemps et de Marées Basses. Les Marées du Printemps arrivent toujours à partir des Pleines Lunes et des Nouvelles Lunes. Les Marées Basses arrivent à partir des quartiers (voir Annexe).
On voit que les règles qui se sont développées sont un processus de raffinement dans le but de placer la tradition au-dessus des Lois de Dieu, parce que les traditions ont rendu pénible l'observance des Jours Saints.
L'argument que le calendrier est une responsabilité des Juifs, dans le cadre des Oracles de Dieu, est une compréhension erronée, qui interprète mal la signification des Écritures (voir l'étude Les Oracles de Dieu (No. 184)).
Une autre absurdité à propos de l'argument de l'autorité Juive, dans les corps religieux qui suivent l'argument de l'autorité Juive, est celui-ci : si tel est le cas, ceux qui reconnaissent une telle autorité devraient alors observer une Pentecôte du 6 Sivan, ce que la plupart ne font pas. En fait, ils attaquent ouvertement l'autorité du calendrier Juif sur cette question, étant donné qu'il est si manifestement faux. C'est un raisonnement incohérent. Les Juifs sont inspirés et ils ont l'autorité, ou ils ont tort. S'ils ont reçu l'autorité de Dieu sur le Calendrier, alors l'Église doit les suivre. S'ils ne l'ont pas, l'Église doit déterminer le Calendrier correct à partir de la Bible. Les Nouvelles Lunes sont fondamentales à cette question. Les Jours Saints sont déterminés à partir des Nouvelles Lunes et les calculs sont précis sur une période de siècles.
Les Nouvelles Lunes sont donc observées à partir de leur événement, non pas suite à une adaptation ou un ajournement.
Les arguments contre l'observance des Nouvelles Lunes, suite à l'affirmation qu'elles sont rendues impossibles à cause des rajustements et des ajournements, à partir du calcul de la Molad de Tishri, sont basés sur de fausses prémisses et formellement absurdes. De tels arguments supposent qu'il y a une certaine validité pour la pratique, alors qu'il n'y en a pas. Ils argumentent aussi contre l'observance d'une institution biblique que le Messie dit clairement qu'il instituera et obligera à toutes les nations d'observer, quand il prendra l'autorité à partir de Jérusalem (Ésaïe 66:23). Toute chair adorera Dieu les jours de Sabbats et de Nouvelles Lunes. Les Fêtes sont aussi exigées, tel que nous le voyons de Zacharie 14:16-19. Ce Calendrier Saint de Dieu sera mis en application par le contrôle des récoltes et des vivres. Christ est le même hier, aujourd'hui et demain (Hébreux 13:8). Si le Messie l'exigera alors de toutes les nations, il l'exige maintenant des élus. Les arguments contre les Nouvelles Lunes, à partir de la Molad de Tishri, sont basés sur la prémisse qu'il y ait une certaine validité pour le calendrier Hillel et les ajournements, alors qu'il n'y en a pas. En effet, un tel argument prouve que le calendrier Hillel ou Juif moderne est incompatible avec la parole de Dieu et l'observance correcte de Son Calendrier Sacré.
Après qu'ils eurent déterminé le nouveau calendrier, Hillel II a dit qu'il subsisterait jusqu'à ce que le Messie revienne. Cette déclaration a été faite, parce qu'il savait qu'il n'avait aucune base biblique et que le Messie devrait déterminer le système. Hillel savait, à partir d'Ésaïe 66:23, que les Nouvelles Lunes seraient réintroduites quand le Messie viendrait. Il savait, par conséquent, que ce qu'il faisait n'avait aucune validité pour la restauration millénaire. Le fait est que le Messie n'aurait pas approuvé un tel système, parce qu'il transgresse la Loi par la tradition. Christ avait déjà condamné les Scribes et les Pharisiens à cause de leurs traditions, environ trois cents ans plus tôt. Christ a enlevé leur autorité avec l'ordination des Soixante-dix (Luc 10:1,17).
Matthieu 15:2-6 2 Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. 3 Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition? 4 Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. 5 Mais vous, vous dites: Celui qui dira à son père ou à sa mère: Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère. 6 Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. (LSG)
Les rabbins savent que le calendrier est faux et certains en sont préoccupés (cf. Pourquoi la Pâque est-elle aussi Tardive en 1997 (No. 239)). La falsification du calendrier avait commencé depuis un certain temps. Dieu condamne l'avilissement de Ses Fêtes sous ces diverses formes, à travers Ésaïe. La condamnation dans Ésaïe concerne autant l'esprit dans lequel elles étaient observées que l'injustice commise dans la nation avant, pendant et après, par la manipulation du calendrier. Cependant, Jéroboam a vu ce que Dieu pensait au sujet de l'ajournement des Fêtes (voir l'étude Jéroboam et le Calendrier Hillel (No. 191)).
Ésaïe 1:13-14 13 Cessez d'apporter de vaines offrandes: J'ai en horreur l'encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées; Je ne puis voir le crime s'associer aux solennités. 14 Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes; Elles me sont à charge; Je suis las de les supporter. (LSG)
L'accent est ici sur vos Nouvelles Lunes et vos Fêtes. Les activités qui sont condamnées ne sont pas les Nouvelles Lunes et les Fêtes de Dieu. Elles ont été perverties par des hommes et leurs traditions. Cela arrive par les pratiques et les attitudes durant celles-ci, mais cela arrive aussi dû au choix du moment de la Nouvelle Lune, affectant ainsi la localisation des Fêtes. Une Nouvelle Lune erronée signifie une date de Fête erronée et la violation de la Loi de Dieu. L'observation elle-même n'est pas une raison adéquate de l'incertitude, quant à la Nouvelle Lune et aux Fêtes.
Le Calendrier est basé sur la Nouvelle Lune, qui est un événement astronomique précis. Il est parfaitement prévisible. Il est l'événement établi par la Loi biblique comme étant la base pour la détermination des systèmes des Jours Saints. Cet événement est calculé d'après le temps à Jérusalem, pour le placer à l'intérieur d'un jour Terrestre cohérent.
Ce jour est une période de vingt-quatre heures, calculée du coucher du soleil (crépuscule) au coucher du soleil (crépuscule), comme à l'équinoxe ou, autrement dit, de 18h00 à 18h00 approximativement. Ceci est particulièrement approprié pour le Premier mois (Nisan) et le Septième Mois (Tishri) parce qu'ils sont les plus proches de l'équinoxe.
Le système entier du calendrier est basé sur le Jubilé. Le Jubilé est un cycle de cinquante ans, qui est reflété dans la construction du Temple, dans l'Église et dans la structure de la Bible. Certains auteurs Juifs et Samaritains postérieurs (cf. Bowman Samaritan Documents, loc. cit., ch. 2, Tolidah et Lévitique 25:10-11) ont faussement essayé d'en faire un cycle de quarante-neuf ans, à partir du deuxième Jubilé. Le Jubilé représente la vie de l'homme et ses cinquante ans de croissance. Les Lois sur lesquelles il est basé sont couvertes dans l'étude La Loi et le Quatrième Commandement (No. 256). Il est composé de sept cycles de sept ans chacun. Des récoltes sont accordées dans le Calendrier à tous les six ans, pour que l'Année du Sabbat puisse être observée (Lévitique 25:3-7). La Loi est lue à chaque Année Sabbatique, à la Fête des Tentes (Deut. 31:10-13). À la Fête Sabbatique, on explique la structure de la Loi et des Prophètes, à l'aide des études sur La Loi et les Commandements (les numéros 251-263), (tels que préparés pour la Lecture de la Loi de l'Année Sabbatique de 1998 ou de 21/40) ; (cf. aussi l'étude La Loi de Dieu [L1]).
Une récolte triple est accordée, la Quarante-huitième année du Jubilé, durant la sixième année du dernier cycle, afin que les deux années, le Sabbat et le Jubilé puissent être observées (Lévitique 25:21). Cette année du Jubilé est comptée à partir du Jour des Expiations, la quarante-neuvième année, jusqu’au Jour des Expiations, durant la Cinquantième année ou le Jubilé, quand toutes les terres retournent aux propriétaires tribaux. Toutes les valeurs des terres sont calculées à partir de cette base (Lévitique 25:15). Le Jubilé est sonné le Jour des Expiations, la quarante-neuvième année (Lévitique 25:8-9) et ensuite gardé saint pendant un an, jusqu'au Jour des Expiations de la cinquantième année (Lévitique 25:9-13), afin que les terres puissent alors être labourées et ensemencées pour la récolte du printemps, en Abib de la Première année du Jubilé suivant. Cette année (50ème) est une huitième année normale du cycle (Lévitique 25:22).
Le Jubilé arrive à chaque siècle dans les années 24 et 74 AEC et 27 et 77 EC. Le prochain Jubilé, le quarantième Jubilé depuis le ministère du Messie et le quarante-neuvième Jubilé depuis la reconstruction du Temple et la restauration de la Loi sous Esdras et Néhémie, est l'année sacrée 2027/8. L'année 2028 commencera le Jubilé des Jubilés et le nouveau règne millénaire du Messie, comme 1/50 (cf. La Lecture de la Loi avec Esdras et Néhémie (No. 250), La Signification de la Vision d'Ézéchiel (No. 108), Le Moment de la Crucifixion et de la Résurrection (No. 159) et Les Grandes Lignes de la Chronologie de L’Âge (No. 272)).
Le Calendrier de Dieu a subsisté parfaitement et Son plan a été exécuté conformément à ce Calendrier pendant des millénaires. Il est parfaitement en accord avec Sa Loi.
Si Dieu avait voulu une qualification ou un ajustement de Son système, Il aurait donné des instruction claires, comme Il a fait pour tous les autres aspects de Sa Loi. Lorsqu’Il est silencieux sur un sujet, nous pouvons sans risque déduire qu'il n'y a aucune base pour le système qui qualifie ce qu'Il a fixé. C’est Dieu, non pas Juda, qui a l'autorité sur les Écritures invariables et Son propre Calendrier.
Addendum :
Le calendrier Samaritain est déterminé selon la conjonction. Il était, comme le calendrier des Sadducéens et du Sacerdoce pendant la période du Temple, le même dans cet aspect et aussi en rapport à la détermination de la Fête de la Pentecôte, qu'ils ont déterminée comme tombant le dimanche. Ce qui n'est pas aisément compris, c'est qu'ils ont différé dans un aspect, à savoir celui de la détermination de l'équinoxe et du début de l'année. Cette distinction a ainsi fait que le calendrier Samaritain est un mois plus tard que le calendrier du Temple, environ soixante pour cent du temps, bien que tous les deux aient été déterminés selon la conjonction. On explique cet aspect dans les études La Lune et le Nouvel An (No. 213) et aussi Jéroboam et le Calendrier Hillel (No. 191).
Appendix A
JUBILÉ