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Le Calendrier Biblique est inscrit dans notre ciel astronomique et nous pouvons tous le constater ! La Loi de Dieu est permanente - mais la loi de Moïse est périmée - et le calendrier de Dieu est toujours en vigueur...

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Le Calendrier de Dieu 1


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Le Calendrier de Dieu 1

 

 

 



 

 


Nous avons besoin de retourner à Genèse 1 pour trouver la base du Calendrier de Dieu.

 

Genèse 1:14-19 14  Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit ; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années ; 15  et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi. 16  Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles. 17  Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre, 18  pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon.19  Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le quatrième jour. (LSG)

 

Le mot pour luminaires ici est m'aor, signifiant porteurs de lumière ou astres (Exode 25:6 ; 27:20 ; 35:14). À Genèse 1:3, le texte est que la lumière soit ! Ce n'est pas le verbe être (Companion Bible, fn. au v. 3). Donc, nous parlons de la condition prééalable du système pour des activités subséquentes.

La lumière n'a pas été placée avant le quatrième jour de la création, selon le récit de la Genèse. C'est indicatif d'une séquence des activités de Dieu dans la création. L'activité du quatrième élément dans la séquence de la création était pour établir les luminaires, afin de diviser la nuit du jour,  pour servir de signes et déterminer les saisons, les jours et les années (Genèse 1:14).

La séquence du Calendrier, tel qu'établi par Dieu à la création, est déterminée par les corps célestes. Ainsi, le mouvement et la position des corps célestes sont les facteurs qui déterminent le calendrier. Nous verrons que cela est développé partout dans la Bible et que c'est central à la Loi.

Psaume 104:19   Il a fait la lune pour marquer les temps; Le soleil sait quand il doit se coucher. (LSG)

 

La lune est donc le facteur déterminant, pas le soleil. Le soleil est opérationnel pendant le jour seulement et sert de pivot pour le début de l'année, à partir de l'équinoxe.

 

 

 

 

Le Jour


Il est noté aussi que le soir et le matin constituent le jour. Le soir précède le matin ou le jour. Le jour est donc déterminé à partir de la noirceur, le soir précent, soit la Fin du Crépuscule Nautique du Soir (FCNS ou EENT en Anglais) de ce jour.

Lévitique 23:32  Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes; dès le soir du neuvième jour jusqu'au soir suivant, vous célébrerez votre sabbat. (LSG)

Cette vue, que le jour commençait en soirée, après que le soleil soit couché, a été continuellement observée, même parmi les Juifs au temps du Mishnah. C'était la méthode normale de déterminer le jour pour la plupart des nations et la pratique des peuples anglophones jusqu'au début du dix-neuvième siècle environ (voir ci-dessous).

Mishnah:

(Besah 2:1) Durant un festival qui coïncide avec la veille du Sabbat [vendredi], une personne ne devrait pas faire la cuisine en premier lieu, le jour du festival. [Vendredi] Mais il prépare la nourriture pour le jour du festival et, s'il y a des restants, il l'a pour le Sabbat. Et il prépare un plat cuit la veille du jour du festival [jeudi] et dépend sur ce plat (pour l'alimentation du vendredi) pour le Sabbat aussi.

 

(2-2) Si un jour de festival coïncidait avec le jour après le Sabbat [dimanche], la maison de Shammai dit, "Ils immergent tout avant le Sabbat". Et la maison de Hillel dit, "Les ustensiles doivent être immergés avant le Sabbat. Mais l'homme peut s'immerger le jour du Sabbat même."

 

(Shabbat 15:3) Ils plient les vêtements même quatre ou cinq fois. Et ils préparent les lits la nuit du Sabbat pour l'utilisation durant le Sabbat, mais pas le jour du Sabbat pour l'utilisation après le Sabbat. D. R. Ishmaël dit, "Ils plient les vêtements et disposent les lits pour le Sabbat, le Jour des Expiations".

Ce texte montre que le Jour des Expiations tombaient aussi le vendredi, quand le Mishnah a été compilé.

(Sukkah 5:7) : Trois fois par an, toutes les gardes de sacrificateurs se partageaient également les offrandes des fêtes et les Pains de  Proposition. À la Pentecôte, ils lui diraient, "Ici vous avez le pain sans levain, voici du pain levé pour vous". La garde de sacrificateurs dont le temps de service est prévu pendant cette semaine est celle qui offre les offrandes entières quotidiennes, les offrandes apportées suite à des vœux, les offrandes volontaires et les autres offrandes publiques. Elle offre tout. Quand un jour de festival précède ou suit immédiatement un Sabbat, toutes les gardes de sacrificateurs se partageaient également les Pains de Proposition.

 

Les Sabbats consécutifs étaient normaux.

Le récit du naufrage de Paul montre que le jour commençait en soirée, et que la nuit était suivie du jour dans la séquence de vingt-quatre heures. D'après ce texte, nous voyons aussi que le jour ne commençait pas non plus à minuit, au premier siècle.

Actes 27:27-32 27  La quatorzième nuit, tandis que nous étions ballottés sur l'Adriatique, les matelots, vers le milieu de la nuit, soupçonnèrent qu'on approchait de quelque terre. 28  Ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses; un peu plus loin, ils la jetèrent de nouveau, et trouvèrent quinze brasses. 29  Dans la crainte de heurter contre des écueils, ils jetèrent quatre ancres de la poupe, et attendirent le jour avec impatience. 30  Mais, comme les matelots cherchaient à s'échapper du navire, et mettaient la chaloupe à la mer sous prétexte de jeter les ancres de la proue, 31  Paul dit au centenier et aux soldats: Si ces hommes ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. 32  Alors les soldats coupèrent les cordes de la chaloupe, et la laissèrent tomber. 33  Avant que le jour parût, Paul exhorta tout le monde à prendre de la nourriture, disant: C'est aujourd'hui le quatorzième jour que vous êtes dans l'attente et que vous persistez à vous abstenir de manger. (LSG)

Le changement du jour à minuit est une invention postérieure de l'Église de Rome ; il n'a aucun rapport avec la période antique. Il semble qu'à l'exception des Italiens, toutes les nations avaient la même pratique ou une semblable pour le début du jour.

Les textes de la Bible du temps de Moïse montrent que le jour était vu comme commençant en soirée. Comme nous l'avons vu, le Jour des Expiations était observé du coucher du soleil au coucher du soleil (Lévitique 23:32), soit quand le soleil s’est déjà couché, et qu’il fait noir (FCNS). Les Juifs présentement l’observe du coucher du soleil à la noirceur quand ils finissent leur jeûne.  Par conséquent, il y a approximativement 25 heures en ce jour.

Cette pratique a été gardée intacte, comme nous le voyons avec la restauration sous Néhémie, où le Sabbat était protégé par la fermeture des portes de la ville, du soir au lendemain au soir.

Néhémie 13:19  Puis j'ordonnai qu'on fermât les portes de Jérusalem avant le sabbat, dès qu'elles seraient dans l'ombre, et qu'on ne les ouvrît qu'après le sabbat. Et je plaçai quelques-uns de mes serviteurs aux portes, pour empêcher l'entrée des fardeaux le jour du sabbat. (LSG)

Ce texte montre qu'il commençait à faire noir avant le Sabbat. Le verbe utilisé est tsalal (SHD 6752) et il est

connecté avec tsel, 'ombre' et signifie 'quand les portes commençaient à avoir des ombres sur elles' ou 'à projeter de longues ombres (voir Soncino n. au v. 19).

Cette explication dans la Soncino est importante pour les traditions de placer le temps au-delà du coucher du soleil. Cela est compris comme étant à l'approche de la noirceur (voir SHD 06751 et 06752).

Les longues ombres sont en fin d'après-midi, au crépuscule, juste avant la noirceur. Nous pourrions conclure de ce texte que le Sabbat commençait, en réalité, à la noirceur. Par conséquent, le jour commence à ce que nous appelons le Crépuscule Nautique du Soir, quand il commence à faire noir. Une distinction rabbinique était que le jour commençait quand il devenait impossible de distinguer la couleur entre un fil rouge et un fil bleu. Cette absence de lumière est à la Fin du Crépuscule Nautique du Soir (en anglais End Evening Nautical Twilight ou EENT). Les trois termes descriptifs des 3 crépuscules sont : 1) le Crépuscule Civil, qui prend fin quand le soleil est six degrés au-dessous de l'horizon et qui est utilisé pour les réverbères ; 2) la Fin du Crépuscule Nautique du Soir (FCNS ou EENT en anglais), quand le soleil est à 12 degrés au-dessous de l'horizon ; et 3) la Fin du Crépuscule Astronomique, quand le soleil est à dix-huit degrés au-dessous de l'horizon. À FCNS, il fait noir. Au Début du Crépuscule Nautique du Soir, (Begin Evening Nautical Twilight), il commence à faire sombre à l'horizon.

Toutes les nations, incluant l'ancien Israël et les tribus de Juda, commençaient le jour la nuit ; le jour suivait la nuit et elles comptaient par les nuits. C'était ainsi avec les Allemands et les Teutons généralement. La citation suivante de John Brady (Brady's Clavis Calendaria I-II, London, 1812, p. 98) dit :

Les différentes nations ont eu des divergences et ne sont toujours pas d'accord à propos des périodes pour commencer leur calcul du jour. Les Turcs et les Mahométains comptent du crépuscule du soir; tandis que les Italiens commencent non seulement leur première heure au coucher du soleil, mais comptent les vingt-quatre heures sans une remise, pas deux fois 12, comme c'est pratiqué dans ce pays et en Europe, en général, à l'exception d'une certaine partie de l'Allemagne, où ils comptent aussi aux vingt-quatre heures, qu'ils appellent "des heures italiennes". .... quoique le jour ecclésiastique partout en Italie commence à minuit et les rites de l'église de Rome sont dans tous les cas réglés par cette tradition, il est plus particulièrement remarquable que l'on devrait permettre au jour civil de différer dans sa période de commencement et ainsi d'être en désaccord avec l'utilisation, non seulement de presque tout le reste de l'Europe, mais de leurs propres ancêtres; d'autant plus que par la variation du coucher du soleil, qui dicte le jour civil.....

 

Nous voyons ainsi qu'en 1812, à l'époque de Napoléon et de la retraite de Moscou, le jour commençait et finissait toujours au crépuscule du soir, dans l'Islam et ailleurs, ou au coucher du soleil, parmi les Italiens. Le début du jour à minuit en 1812 était toujours l'aberration de l'Église Catholique Romaine. Et c'est de cette source qu'il est entré en Europe et à l'Ouest. C'est un mécanisme ecclésiastique sans sanction biblique. De plus, Christ parle du jour et de la nuit de 12 heures, qui sont venus à être mesurés comme vingt-quatre heures, comme ils l'étaient par les Italiens et les astronomes. Personne n'a commencé le jour à l'aube, à part en tant que la deuxième période de douze heures. Le jour de vingt-quatre heures commençant à minuit est un déplacement postérieur de la standardisation des horloges pour s'accorder avec les temps des traditions ecclésiastiques Romaines. La standardisation du temps aurait pu tout aussi facilement (et aurait dû avoir été) effectuée à partir du temps de l'aube et de la noirceur à l'équinoxe, avec les premières heures après le coucher du soleil (que nous nommons 18h00). comme 1 a.s.. au lieu de 19h00. 17h00 serait resté la onzième heure, tel que c’était durant presque six mille ans. 7h00 devrait alors être correctement 1h00 a.m.. Sur une horloge de vingt-quatre heures, ce serait 13h00. Cela aurait été en accord avec l'enseignement de Christ et ce sera introduit de nouveau de Jérusalem dans la restauration.

La raison pour laquelle les séquences ecclésiastiques étaient à partir de minuit, était à cause de son importance pour le jeûne ; vu qu’ils avaient une pratique de jeûner qui était différente de celle de la Bible et de la première Église. Brady dit que le terme midi, à l'origine, signifiait la neuvième heure. En comptant de 6h00 a.m., c'était 15h00 "soit le temps où le chant était toujours chanté, selon l'ancienne règle de l'église" (ibid., p. 99). Midi est maintenant la moitié du jour, parce que les moines cessaient de jeûner ou parce que l'heure commune du repas était midi (voir ibid.). Nous devrions aussi garder ce fait en mémoire en lisant les premiers écrits qui mentionnent midi. Le mot luncheon (déjeuner) est dérivé de la  mauvaise orthographe du mot nuncheon ou noon song (chant de midi).

À aucun moment dans l'histoire, la description, dans Daniel 7:25, n'a mieux décrit une société et des gens qu'à l'Europe du dix-neuvième siècle jusqu'au présent. Ce processus a commencé à Rome au deuxième siècle et il arrive présentement rapidement à sa conclusion.

Le terme day (jour) est dérivé du Saxon Dæg. Le mot semble relié au Dies ou Diis Romain. Les anciens ont donné les noms de planètes aux jours, qu'ils ont appelés Dii ou dieux (ibid. p. 100), et le terme a été alloué à la rotation de vingt-quatre heures de la Terre.

Parmi les Saxons, les Écritures ont été rendues disponibles en Saxon par le Roi Athelstan, (vers 940), qui a imposé des amendes pour le commerce pendant le dimanche, car on l'avait considéré comme ayant remplacé le Sabbat dans le système Romain et ce, à partir du quatrième siècle. Les systèmes du dimanche et des Pâques (Easter) avaient été imposés à la Grande-Bretagne par le pouvoir des Saxons et ce, depuis le Synode de Whitby en 664 EC. Jusque-là, la plupart en Grande-Bretagne étaient des observateurs de sabbat quartodécimans. (Voir l'étude Les Disputes Quartodécimènes (No. 277)). Edgar (vers 960) a déclaré que le jour devrait être gardé saint de 15h00, le samedi jusqu'à l'aube du lundi (cf. Brady ibid., p. 103-104). Ainsi, le temps de la préparation du vendredi a été transféré au samedi et une période entièrement nouvelle de douze heures supplémentaires a été ajoutée de nouveau. C'est la seule aberration connue du jour prolongé finissant à l'aube (à part dans l'adoration de Ra en Égypte).

 

Le terme jour est généralement compris de deux façons, comme une période de douze heures et comme une période de vingt-quatre heures. Cette dernière en est venue à être appelée, par les astronomes de l'ère moderne ou industrielle, un Nycthemeron. Cependant, les anciens pourraient être excusés de simplement utiliser le terme jour pour les deux périodes. C'était certainement le terme, quand la Bible a été traduite et c'est l'utilisation commune aujourd'hui (cf. Brady, p. 97). Genèse 1:5 est tenue pour dire ... il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut le premier jour. Cette traduction devrait simplement lire le Jour Un ou le Premier Jour. La Soncino trduit ce texte en rapport au Premier Jour comme un soir et un matin, un jour (cf. Soncino Chumash p. 2). La distinction est basée sur l'interprétation de Rashi, qui déduit que Dieu était seul ce jour-là, comme Celui, et qu'Il a créé les autres êtres célestes le deuxième jour. Cela ne résiste pas à l'examen minutieux du texte dans la Soncino même et il n'est pas interprété de cette façon par aucune autre autorité (cf. The Interlinear Bible de Green). Rashi est dans l'erreur et il introduit une  nouvelle erreur inutile par rapport à Genèse 1:1-2.

Les mots soir ('ereb (SHD 06153), cf. 'arab : mélanger ou mêler) et matin (boker (SHD 01242), cf. bakker : chercher ou examiner) transmettent les opposés du jour et de la nuit. 'Ereb dénote le mélange de la lumière à partir du crépuscule et boker dénote la lumière claire du jour, "le temps où il est possible de distinguer la qualité exacte qui le caractérise"(ibid.).

Le mot jour est ici le terme yôwm (SHD 03117), qui est d'une racine inutilisée qui veut dire être chaud ; cela signifie un jour et les heures chaudes. Il est utilisé, comme Strong le dit, pour signifier littéralement, soit les périodes du lever du soleil au coucher du soleil ou d'un coucher du soleil au suivant ou, au sens figuré, un espace de temps défini par un terme associé et souvent utilisé adverbialement, représentant ainsi un âge. Il est absurde de suggérer que son utilisation soit limitée seulement aux heures diurnes du jour.

Les termes utilisés pour limiter le temps seulement aux heures diurnes du jour sont : yôwmâm (SHD 03119), signifiant de jour ou à la lumière du jour (cf. Deutéronome 28:66 ; Josué 1:8 ; etc.) ou shachar (SHD 07837), signifiant premières lueurs, quand le soleil se lève (cf. Josué 6:15).

Mochorath (SHD 04283) ou lendemain est aussi utilisé pour indiquer le jour suivant ou demain (cf. 1Samuel 30:17 ; Jonas 4:7).

Boqer ou boker (SHD 01242),  quand utilisé littéralement, du matin au matin est utilisé pour signifier de jour en jour (cf. Juges 16:2 ; 19:26 ; 2Samuel 13:4), et il peut être une cause de confusion pour certains, s'il est pris de façon isolée.

À la lumière de ces détails, nous voyons donc qu'au moins à partir de l'époque de Moïse dans le récit de la création, le terme jour était utilisé pour englober autant le soir que le matin, comme une journée ou une période de vingt-quatre heures. Il n'y a aucune autre façon raisonnable d'examiner cet argument.

Nous avons vu, dans Actes 27, que Paul avait la même compréhension que Néhémie. C'est aussi la même compréhension qui est retrouvée dans la directive à Moïse concernant le Jour des Expiations et celle qui a été en utilisation jusqu'au dix-neuvième siècle. C'est seulement récemment que les temps et la Loi ont été changés au point d'affecter l'opération du jour.

 

 

 

La Semaine



Le mot hébreu pour semaine est dérivé du mot shabuwa ou shabua (SHD 07620). Ce mot est dérivé du mot shaba'être complet. C'est une racine principale, qui est dérivée, et utilisée dans le sens, de sheba ou shibah (SHD 07651). Ce mot est le nombre cardinal principal, en tant que sept, comme chiffre sacré complet. Par conséquent, le terme shaba’ (SHD 7650), veut dire se faire sept. Cela a la signification de  jurer ou prendre un serment. (SHD 07650), signifiant

Le mot pour semaine est donc basé sur ou dérivé du nombre sacré de jours pour compter à sept. Le Sabbat est donc inextricablement lié aux racines linguistiques des mots sept et achèvement. On retrouve le mot pour semaine dans Genèse 29:27-28 et Daniel 9:27. Il signifie littéralement être fait sept. Par conséquent, c’est une semaine (sept jours) ou une période de sept ans.

Dans le Nouveau Testament, le mot pour semaine est un mot Grec d'origine Hébraïque à savoir Sabbaton (SGD 4521, de Shabbath (SHD 07676)). C'est le concept d'une septième nuit ou de l'intervalle entre deux Sabbats.

La période de la semaine est aussi déterminée à partir d'une expression signifiant un Sabbat complet ou parfait. Cette expression est présente dans la Loi sur la Fête de la Pentecôte.

Lévitique 23:1521 15  Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous compterez sept semaines entières. 16  Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième sabbat; et vous ferez à l'Éternel une offrande nouvelle. 17  Vous apporterez de vos demeures deux pains, pour qu'ils soient agités de côté et d'autre; ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain: ce sont les prémices à l'Éternel. 18  Outre ces pains, vous offrirez en holocauste à l'Éternel sept agneaux d'un an sans défaut, un jeune taureau et deux béliers; vous y joindrez l'offrande et la libation ordinaires, comme offrande consumée par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel. 19  Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, et deux agneaux d'un an en sacrifice d'actions de grâces. 20  Le sacrificateur agitera ces victimes de côté et d'autre devant l'Éternel, avec le pain des prémices et avec les deux agneaux: elles seront consacrées à l'Éternel, et appartiendront au sacrificateur. 21  Ce jour même, vous publierez la fête, et vous aurez une sainte convocation: vous ne ferez aucune œuvre servile. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez. (LSG)

La période de cinquante jours, qui commençait après le Sabbat hebdomadaire durant la Fête des Pains sans Levain, comprenait sept Sabbats parfaits ou complets. Elle a été appelée la Fête des Semaines, à partir des textes de l'Ancien Testament (Exode 34:22 ; Deutéronome 16:10,16 ; 2Chroniques 8:13). Le même mot shabua (SHD 07620) est utilisé. La Pentecôte est dérivée du terme compter cinquante. Le terme pour parfait, comme dans des Sabbats parfaits, est tamiym (SHD 08549),  signifiant entier. Utilisé comme nom, il signifie l'intégrité ou la vérité de là, sans défaut, complet ou plein. De là, les cinquante jours jusqu'à la Fête de la Pentecôte contiennent sept semaines complètes et parfaites ou impeccables. Ils commencent le jour après le Sabbat hebdomadaire et finissent le jour après le Sabbat hebdomadaire à savoir, un dimanche. La Fête de la Pentecôte ne peut donc pas tomber le 6 Sivan, puisque le compte est contrevenu et il n'y a pas sept semaines ou Sabbats parfaits ou impeccables.

 

Le mot pour Sabbat (SHD 07676) est différent de celui utilisé pour les Sabbats des jours de Fête, qui sont appelés Shabbathown (SHD 07677). Ce terme s'applique à tous les Jours Saints des Fêtes et il a la signification d'un Sabbatisme ou Jour Saint, à part le Jour des Expiations, qui est mentionné comme un Shabbath shabbathown. La signification fait ainsi un double Sabbat ou souligne le concept d'un Jour très Saint. Les termes impliqués dans ce texte de Lévitique pour le compte jusqu'à la Fête de la Pentecôte sont Sabbat et non pas shabbathown.  Par conséquent, c'est absolument clair, à partir des distinctions faites dans le chapitre, qu'il est question des Sabbats hebdomadaires et non pas des Jours Saints et que le calendrier Hillel ou Juif moderne est erroné en plaçant l'observance au 6 Sivan. Le conflit est évident dans le Mishnah, qui montre que les Pharisiens avaient introduit la Fête de la Pentecôte du 6 Sivan, qui pouvait, et qui l'a fait, tomber après un Sabbat, à ce moment-là. Dans le système du Temple et avec les Samaritains, la Fête de la Pentecôte était toujours le Premier Jour de la semaine soit dimanche.

(Hagigah 2:4) La Pentecôte qui a coïncidé avec un vendredi - la Maison de Shammai dit, "Le jour de l'abattage [de l'offrande entière apportée dans l'accomplissement des exigences d'apparaître devant l'Éternel] est le jour après le Sabbat". Et la Maison de Hillel dit, "Le jour de l'abattage [de l'offrande entière] n'est pas après le Sabbat". Mais ils sont d'accord que, s'il coïncidait avec le Sabbat, le jour de l'abattage [de l'offrande entière] est après le Sabbat. Le souverain sacrificateur ne met pas ses vêtements. De plus, on leur permet de conduire une lamentation ou de jeûner, afin de ne pas confirmer l'opinion de ceux qui disent que la date de la Pentecôte [doit toujours tomber] après le Sabbat [le dimanche].

 

Pour appuyer l'argument de la Pentecôte du 6 Sivan, certains ont recours à la Septante (LXX). Cependant, cette version, quoiqu'elle fût le texte standard de la première église, a été rejetée par le Judaïsme rabbinique de Jamnia, après la destruction du Temple et la dispersion, de toutes façons. Le texte de l'Ancien Testament a même été significativement changé pour appuyer le Judaïsme rabbinique de ce temps et est devenu le Texte Masorétique. Toute cette question de la Fête de la Pentecôte dans la LXX a été examinée dans l'étude Le Compte de l'Omer jusqu'à la Pentecôte (No. 173)). Les arguments pour le 6 Sivan, construits autour de ce texte, sont faux, de toutes façons.

La Fête de la Pentecôte a été observée le dimanche pendant la période du Temple, autant par le sacerdoce du Temple que par les Samaritains. F.F. Bruce dit dans le dictionnaire The Illustrated Bible Dictionary (J. D. Douglas & N. Hillyer, éditeurs, IVP, 1980 ; art. 'Calendar', Vol. 1, p. 225) :

En général, le calendrier juif à l'époque du NT (du moins avant 70 ap. J.-C.) a suivi le calcul des Sadducéens, puisque c'était par ce calcul que les services du Temple étaient réglés. Ainsi, le jour de la Pentecôte était calculé comme le cinquantième jour après la présentation de la première gerbe moissonnée d'orge, c'est-à-dire, le cinquantième jour (y compris) du premier dimanche après la Pâque  (voir Lévitique 23:15 et suiv.); par conséquent, elle tombait toujours un dimanche, comme elle le fait dans le calendrier Chrétien. Le calcul pharisaïque, qui est devenu standard après 70 ap. J.-C., a interprété le 'sabbat' dans Lévitique 23:15 comme le jour du festival des Pains sans Levain et non pas le sabbat hebdomadaire; dans ce cas, la Pentecôte tombait toujours le même jour du mois [6 Sivan].

Les Samaritains et l'Église n'ont pas changé leur pratique, par rapport à la Fête de la Pentecôte et ce, depuis le premier siècle. Seul le Judaïsme a changé ses observations et cela a été fait pour préserver ses traditions. L'église Trinitaire a affecté la semaine durant laquelle la Fête de la Pentecôte tombe par sa manipulation de la date de Pâques/Easter, mais elle est toujours un dimanche, telle qu’elle l'avait été durant la période du Temple, depuis le temps de la captivité Assyrienne et, avant cela, au temps de Moïse. Les pratiques Samaritaines précèdent le pillage du Premier Temple et la captivité de Juda en 587 AEC (Avant l’ère Courante). Par conséquent, elles reflètent plus exactement les pratiques du début de la période du Premier Temple. Les traditions et le système des Pharisiens ont été graduellement introduits en Juda, à partir de la captivité Babylonienne. Ils n'ont eu aucun effet sur la pratique du Temple et ce, jusqu'à la période de sa chute et de sa destruction.

 

 

La Semaine de Sept Jours


Le concept de la semaine de sept jours est déterminé d'Exode 20:8-11.

Exode 20:8-11 8  Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. 9  Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. 10  Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes. 11  Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour: c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié. (LSG)

 

La semaine est donc une ordonnance réglée et obligatoire, établie pour que son point central soit le Sabbat soit le septième jour de la semaine qui est, et a toujours été, le jour compris comme étant le samedi. Le terme anglais SaturdaySeator (ou aussi apparemment Crodo, cf. Brady) qui est d'habitude associé à Saturne, la déité Romaine (Brady, pp. 122-123). Ce jour est appelé le Sabbat dans beaucoup de langues ou en termes dérivés de ce mot. Samuele Bacchiocchi développe l'histoire entière (From Sabbath to Sunday, Pontifical Gregorian University Press, Rome, 1977). est dérivé du Saxon

 

suite

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